Les écoles de St Martial

Le premier instituteur de St Martial est sans doute Jean François Régis BOYER (1769-/1830) qui a enseigné pendant la révolution française et au début de l'empire. Jean Louis NICOLET (1799-1871) a commencé d'enseigner à St Martial en 1823 et est parti à la retraite le 19 octobre 1860. Son fils Jean Louis Elie NICOLET (1825-/1845) est proposé en 1845 par le conseil municipal pour être instituteur. Jean Louis CHEVALIER (1793-/1843) était instituteur en 1843 lors de son mariage.

Dans la première partie du XIXème siècle, l'école communale était organisée autour d'un instituteur au chef lieu qui recevait les enfants chez lui ou dans une maison d'école. Cet instituteur recevait une indemnité de la commune. Des institutrices le plus souvent religieuses, payées par la commune par l'intermédiaire du curé, enseignaient dans certains hameaux très peuplés (la vallée du Pradal comptait plus de 800 habitants vers 1850). 

Suite à la loi Guizot du 28 juin 1833 qui organise l'enseignement primaire,  une enquête est effectué dans toute la France à l'automne 1833. Dans l'académie de Nimes, dont dépend St Martial, l'Inspecteur de l'Instruction Publique qui visite les écoles de garçons du Vivarais s'appelle M David. Son rapport énonce clairement les conditions matérielles et humaines d'enseignement à St Martial.

La loi Guizot obligeait aussi les communes à accueillir gratuitement un certain nombre d'enfants indigents. A St Martial en 1867 le préfet avait fixé ce nombre à 37 pour l'année 1868.

Dans la seconde partie du siècle, l'école communale s'est organisée autour de trois écoles. Deux sont religieuses et congrégationistes : chez les frères et chez les soeurs . La troisième est laïque : l'école de filles de Mademoiselle Blanc chez Blaches.

Ce n'est que dans les dernières années du XIXème siècle que trois écoles publiques laïques situées au chef-lieu, à Besses et à Deux Eaux ont progressivement vu le jour. Pierre Henri CLAUZIER (1853-1929) dont la femme était maîtresse de travaux d'aiguilles (agréée par l'Inspecteur d'Académie) est encore dans les mémoires comme instituteur de l'école de Besses.

Le 5 mars 1931, suite à la demande de la municipalité de fusionner les écoles publiques de garçons et de filles, et malgré un très petit nombre d'élève, l'inspecteur primaire émet un avis défavorable. Ce document donne le nombre d'élèves de chaque école du village. L'école publique ne reçoit que 10 élèves alors que le privé en instruit plus de 150. Cela est dû à l'état d'esprit des populations du Haut Vivarais d'après cet Inspecteur primaire.

Les comptes-rendus des conseil municipaux retracent l'histoire de la création de ces écoles et donnent une idée des relations que l'on peut qualifiées de difficiles entre le maire et le préfet de l'Ardèche.

 

Page éditée le 13 mars 2011 et mise à jour le 2 mai 2011

Saint Martial