1838
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Lettre du
maire, adjoint, curé, vicaire demandant au gouvernement un secours
de 10 699 frs pour combler le déficit du devis de l'église s'élevant
à 25 990 frs, devis dressé par l'architecte Negri et approuvé par le
conseil des bâtiments les 26 juin et 24 juillet 1737. Les
donations volontaires s'élevaient à 15 291 frs. (1) |
16 juin 1840
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Bénédiction
de la pierre fondamentale qui supporte l’angle à droite en entrant
dans l’église. (S6) |
29 mars 1841
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Bénédiction
du cimetière. (S6) |
1er janvier 1843
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Bénédiction
de l’église par Monseigneur Joseph Hypolite GUIBERT, évèque de
Vivier. (S6) |
9 mai 1841
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Le conseil
municipal demande à retirer de la Caisse du Service la somme de 2
000 frs pour finir la construction de l'église. Demande d'un
crédit de 17 600 frs pour payer l'entrepreneur. (1) |
31 janvier 1843
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Vente par
Blanchard, cabaretier, à M. Haond, maire, de l'emplacement de
l'église 330 frs capital et 70 frs d'intérêts. (1) |
1846
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L'église
menace de s'écrouler. (3) |
21 septembre 1851
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Le curé fait
un voyage à Lyon pour acheter des ornements pour l'église, notamment
un Chemin de Croix peint sur toile pour 550 frs. (2) |
5 octobre 1851
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Le conseil
de Fabrique, devant la difficulté de recueillir les frais du Culte,
décide à l'unanimité la mise en place de la location de banc (1,50
frs) et chaises (1,20 frs). (2) |
27 octobre 1851
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Erection du
chemin de la Croix dans l'église accordée par monseigneur l'évêque
Guibert en date du 4 mai 1842. (2) |
3 octobre 1852
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Le Conseil
de Fabrique demande la reconstruction du presbytère qui menace ruine
de tous côtés. "Monseigneur l'évêque se verra bientôt force
d'enlever le pasteur qui dessert la paroisse afin de ne pas exposer
plus longtemps ses jours à des dangers si imminents". Le Conseil de
Fabrique demande l'aide du conseil municipal. (2) |
2 janvier 1853
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Don anonyme
de 800 frs en numéraires au Conseil de Fabrique. (2) La commune
fait un don de 4000 frs recouvrable en janvier. (2)
Antoine Farge, propriétaire à St Martial, fait don d'une somme de
500 frs. (2) |
9 janvier 1853
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Jean Nury de
Champel et Antoine Farge de St Martial autorisent le curé de St
Martial à employer la somme de 800 frs (anonymes !) "provenant du
prix de la location de la maison que nous avons achetée pour un
établissement de frères". (2) |
3 avril 1853
|
Le
traitement des deux vicaires s'élève à 500 frs pour l'année. (2) |
1853
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Délibération
du conseil Municipal constatant la nécessité urgente de reconstruire
le presbytère et approuvant les plans et devis. La commune a une
population de 2130 personnes. Lettre du Conseil Municipal à M. le
Ministre des Cultes faisant connaître la nécessité de reconstruire
le presbytère. (1) |
8 août 1853
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Devis de
l'architecte Treillat de Viviers pour la construction du presbytère
dressé le 26 novembre 1852, approuvé par le maire, le sous préfet et
le préfet Léon Chevreau. (1) |
19 avril 1857
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Les 7
enfants de chœur reçoivent 14 frs de traitement. (2) |
8 janvier 1860
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"La liturgie
Romaine a été introduite dans la paroisse le 8 janvier 1860, fête de
l'Epiphanie" (2). Un très beau livre, édité en 1861, présentant
cette nouvelle liturgie se trouve à la sacristie de l’église de St
Martial. |
20 mars 1862
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Réception
sommaire des travaux du presbytère par M Ribeyre, expert. Le
presbytère fut construit en retrait à cause de l'alignement du
chemin. (1) |
12 avril 1862
|
Les arbres
de la cour de la cure ont été donnés et plantés par M Victor
Chaussinand de Besses. (2) |
12 octobre 1863
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Procès
verbal de réception définitive du presbytère dressé par Pouzet,
architecte, accepté par l'entrepreneur Pradier et par le Conseil
Municipal et approuvé par le conseillé de préfecture. (1) |
12 avril 1864
|
Le
traitement des deux vicaires est passé à 600 frs. (2) |
1866
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M Tracol
curé, fait écrouler et reconstruire le mur de l'abside du chœur et
nivèle la toiture du chœur avec le reste. Il ajoute la nouvelle
sacristie et fait écrouler les voûtes de l'église. Dés lors, on
transforme le plan de l'église de 1841 qui n'avait qu'une nef en une
église à colonnes et à trois nefs. On utilise pour cela 12 000
briques venues de Cornuscle, paroisse d’Arcens des moellons de
cendres calcinés venus de la carrière du Chambon. (3) (4) |
|
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3 août 1866
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"Les
voitures sont arrivées pour la première fois par la route de
Lachamp le 3 aout 1866" Signé Tracol curé .(2) |
30 avril 1867
|
"Les membres
de la Fabrique constatent que les murs de l'abside du chœur sont
gravement crevassés et menacent d'une ruine prochaine. Les voûtes
présentent également des crevasses et lézardes si nombreuses et si
prononcées que, dans un but de salut public, il est urgent de les
démolir…" (2) |
6 octobre 1667
|
Pour trouver
de l'argent, la Fabrique augmente fortement le prix de location des
bancs et des chaises. Le prix est fixé à 5 centimes par utilisation.
L'abonnement annuel passe à 1,5 frs. (2) |
Novembre 1867
|
M Enjolras,
curé, confie à M Nicolas, de Joyeuse, entrepreneur de la route
forestière de Laulagnit à Besses, le soin de couler le béton des
quatorze colonnes, chacune avec son piédestal, pour la somme de 700
frs. (3) |
Juillet & août 1868
|
L'entrepreneur Nicolas est chargé de démolir les voûtes latérales
entre les piliers, celle de la tribune et tous les murs latéraux
internes. Il construit les arceaux qui joignent les colonnes et les
murs qui courent dessus. (3) |
26 janvier 1869
|
Agrandissement et réparations de l'église, 2 plans sont dressés par
l'architecte le 15 mai 1868 et approuvés par le comité des
Inspecteurs le 26 janvier 1669. (1) |
18 avril 1869
|
Procès
verbal d'adjudication des travaux d'agrandissement et de réparation
de l'église. Adjudicataire : Jacques Pradier, aubergiste de St
Martial ; architecte : Besset ; Prix de l'adjudication : 15 600 frs.
(1). |
Mai à septembre 1869
|
M Boldrini,
maître plâtrier de Lamastre, en convention avec M Pradier, se charge
des travaux. Il fournit la main d'œuvre et utilise 21 000 briques
pour reconstruire les voûtes. L'église et la sacristie furent
crépies et enduites. A la fin, le chœur fut pavé avec des dalles
données de Damon et Carles de Viviers. (4) |
15 novembre 1669
|
Rôle des
souscriptions en nature pour la reconstruction de l'église s'élevant
à 1260 frs approuvé par le maire et le préfet. (1) |
14 décembre 1669
|
Arrêté du
préfet autorisant la commune à employer à la construction de
l'église la somme de 5 000 frs allouée par l'état. (1) |
Janvier et février 1870
|
Le Maître
Autel, confectionné et fourni par Maître Béraud, marbrier du Puy,
sur les plans tracés par M Enjolras, coûta 2687 frs. L'appui de
communion fut acheté à Lyon chez Pasquier, Félix et Jacquot. (4) |
2 septembre 1870
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Décompte
général de 13 788,22 frs dressé par l'architecte Benet, approuvé par
le maire Haond, accepté par l'entrepreneur Pradier et approuvé par
le préfet. (1) |
15 septembre 1870
|
Procès
verbal de réception définitive dressé par l'architecte de 13 788,22
frs. (1) |
1871
|
Le placement
du tambour, confectionné deux ans avant, est effectué. Le pavé des
trois nefs de l'église reste encore à faire. (4) |
7 janvier 1872
|
"Les
réparations principales de l'église ayant été faites, le besoin de
fonds n'est plus aussi urgent. L'abonnement annuel des chaises est
réduit à 1,25 frs." (4) |
6 juillet 1872
|
Convention
entre Pradier et Riou Julien, domicilié à La Chazotte d'extraire la
pierre pour le pavé de l'église qui sera payé 7 frs le mètre carré
posé. (1) |
12 avril 1774
|
"Vu le grand
nombre de chaises cassées et le mauvais état des autres, vu l'état
de gêne de la fabrique, les abonnements des chaises seront payés à
raison de 1,50 frs."(4) |
Hiver 1874
|
Le pavé de
l'église en pierre du ruisseau de Sauveille a été terminé par
Desestrais, maçon de St Martial pour la somme de 1 173 frs. (4) |
1875
|
"Les pièces
principales de l'Autel de St Joseph a été confectionnées par maître
Julien, marbrier du Pouzin, avec des marbres fournis par lui. Les
autres pièces ont été recoupées et ajustées avec des morceaux de
marbre de l'ancien grand autel de l'église par les ouvriers dudit
Julien. Le marchepied en marqueterie a été fait par Joseph Nury,
ébéniste à St Martial." (4) |
1876
|
"La grande
statue de St Martial en pierre de St Paul trois Chateaux, haute avec
le piédestal de trois mètres vingt, a été exécutée au Puy et placée
par maître Vidal, statuaire de la ville du Puy. Cette statue a
coûtée 700 frs, donnés par Judith Nury, religieuse de Champel." (4) |
16 juillet 1876
|
"L'inauguration de la statue a eu lieu au milieu d'une fête
magnifique : trente six prêtres y ont assisté, et le dimanche après
vêpres, le long du village décoré, à travers quatre arcs de triomphe
magnifiques, circulait une procession de trois mille personnes
environ. Après un banquet de nombreuses personnes eu lieu. Le soir,
illumination générale du village et feu d'artifice. Cette fête doit
faire époque dans la paroisse et dans la contrée." (4) |
Novembre 1876
|
Les fonds
baptismaux en marbre, d'une forme délicate, sont l'œuvre de maître
Béraud, marbrier au Puy. Il ont été placés dans l'église vers la fin
de novembre. (4) |
Mars 1877
|
M Robin,
fabricant en fer du Cheylard, a placé le grillage en fer,
confectionné par lui, des fonds baptismaux et les deux balustres en
fonte latéraux du chœur. (4) |
Juin 1878
|
Devis
estimatif de la porte de l'église 500 frs. Réception définitive des
travaux. Entrepreneur Roux. Architecte Ribeyre. (1) |
20 avril 1879
|
Choix, par
le conseil de fabrique, de M Besses, architecte demeurant à Tournon,
pour la reconstruction du clocher. (4) |
4 mars 1880
|
Considérant
que le clocher actuel menaçant ruine, il est de la plus grande
nécessité de la reconstruire, le conseil de fabrique s'adresse au
Conseil Municipal pour obtenir le vote de fonds suffisants et
solliciter de l'état un secours. (4) |
4 avril 1880
|
"Le tuyau en
plomb de la fontaine donnant sur le petit jardin de fleurs de la
cure ayant été coupé avec malice à deux reprises par les voisins,
après un usage de huit ans environ, le conseil proteste et engage
Monsieur le Maire à faire rendre justice à qui de droit." (4) |
13 décembre 1880
|
Projet de
construction d'un clocher côté Ouest. (1). Les plans dans un cadre
sous verre sont à la sacristie de l’église. |
27 avril 1881
|
Le conseil a
maintenu la reconstruction du clocher ainsi que la clôture complète
du cimetière. (4) |
16 avril 1882
|
"Le conseil
invite l'administration municipale à poursuivre la reconstruction du
clocher, reconnue urgente, à clore le cimetière, à l'effondrer dans
sa partie sud ouest, à empêcher le Cholvy d'établir une servitude
sur le terrain appartenant à la cure par rapport à la passerelle qui
sert à monter au grenier à foin." (4) |
1er avril 1883
|
Le conseil
de fabrique reformulent les mêmes revendications. (4) |
20 avril 1884
|
"Le conseil
invite l'administration municipale à poursuivre activement la
reconstruction du clocher et à le démolir partiellement car les
lauzes et les pierres menacent d'écraser la tête des passants et de
dégrader le toit de l'église, à faire disparaître la passerelle
appuyée sur le mur du champ de la cure, côté nord, à clore le
cimetière, à l'effondrer dans sa partie sud ouest" (4) |
30 octobre 1884
|
Devis
estimatif du clocher de 13 020 frs approuvé par le préfet. Après 4
ans de devis et d'adjudication diverses, ce projet est abandonné. Le
cahier des charges a servi de base au futur clocher construit en
façade. (1) |
12 avril 1885
|
"Le conseil,
se félicitant de la démolition de l'ancien clocher, exécutée sans
danger, invite l'administration municipale à préparer et à hater la
construction du nouveau." (4) |
17 avril 1887
|
Le conseil
maintien la reconstruction du clocher, non surplace, mais sur la
façade; Il choisit M Besset comme architecte. (4) |
20 mars 1888
|
Devis
descriptif des travaux à exécuter pour la construction du clocher
sur façade dressé par M. Besset, architecte, approuvé par M. Haond,
maire. (1) |
23 août 1888
|
Plan du
clocher dressé par l'architecte sur papier gaufré, approuvé par le
préfet Gilliot le 23 août 1888. Prix 17 880 frs. (1) |
23 septembre 1888
|
Procès
verbal d'adjudication du clocher. Prix 16 800 fr. Entrepreneur
adjudicataire Mathevet. Rabais 12%. Approuvé par le préfet le 14
octobre 1888. (1) |
9 octobre 1889
|
La dernière
pierre du clocher a été posée. C'est ce jour-là, dans la soirée, que
la croix qui le domine a été dressée. L'entrepreneur était le sieur
Mathevet, menuisier de St Martin de Valamas, mais l'exécuteur de la
maçonnerie entière se nommait Joseph Guigon de La Chazotte. (4) |
13 avril 1890
|
Le conseil
demande à faire badigeonner l'église. (4) |
25 novembre 1890
|
Procès
verbal et réception définitive des travaux dressé par l'architecte
M. Benet. (1) |
5 avril 1891
|
Le conseil
cherche les moyens à prendre pour empêcher la laïcisation des
écoles. (4) |
10 juillet 1892
|
Décompte
général des travaux exécutés au clocher 28 205 frs. Procès verbal et
réception définitive des travaux. (1) |
1er août 1893
|
Arrêté du
préfet ouvrant un crédit de 15 247 frs et un crédit supplémentaire
de 1817 frs pour paiement du solde des travaux du clocher. (1) |
1er octobre 1893
|
Victor
Aymard est nommé clocheron et fossoyeur. Il doit distribuer les
chaises, balayer l'église de la tribune à la place occupée par les
enfants des frères et entretenir la lampe du sanctuaire qui dot
brûler continuellement. (4) |
7 janvier 1894
|
Le conseil
proteste contre la nouvelle loi sur les fabriques. (4) |
21 avril 1895
|
Le président
invite le maire à augmenter de 100 frs le traitement annuel de M les
vicaires. Il demande à faire réparer le paratonnerre. |
1896 à 1905
|
Le conseil de fabrique redemande chaque année
l'augmentation du traitement des vicaires, traitement biffé par
l'autorité préfectorale presque en totalité et attendu que la
fabrique n'a pas de fonds suffisants et que les dons anonymes
peuvent faire complètement défaut. (S4)
|
18 février 1906
|
Séance extraordinaire du conseil de fabrique de
la paroisse de St Martial.
L'ordre du jour de la séance est de prendre les
mesures légales pour conserver les biens de l'église et de la cure à
l'occasion de l'inventaire prescrit par la loi du 9 décembre 1905 et
par le règlement de l'administration publique du 29 décembre 1905.
Le conseil de fabrique nomme à l'unanimité M.
Pierre Chambon comme président du bureau des marguilliers en
remplacement de M. Ribeyre nommé maire. M. Julien Régis Redon
devient secrétaire. M. Marie Louis Chaussinand reste président du
conseil de fabrique.
Ce conseil de fabrique rédige une très longue
protestation contre la loi de séparation de l'église et de l'Etat de
1905.
"Au nom du clergé, de tous les bienfaiteurs et de
tous les catholiques de la paroisse de St Martial dont ils sont les
représentants autorisés, ils protestent contre l'acte qui va
s'accomplir et n'entendent céder qu'à la force."
Néanmoins "le conseil de fabrique reconnaît que
l'église est la propriété de la commune. Le prix approximatif de
l'église est fixé à :
|
|
1ère construction de l'église |
25 990 frs |
|
1ère restauration de 1846-1847 |
3 389 frs |
|
2ème restauration de 1866 à 1869 |
15 000 frs |
|
3ème restauration de 1888 à 1892 |
28 205 frs |
|
Total |
72 584 frs |
|
La commune achète aussi le presbytère pour la
somme de 10 151 frs et son mobilier pour 600 frs. (S4)
|
11 décembre 1906 |
Dernière séance du conseil de fabrique.
Le conseil de fabrique procède au règlement
définitif des comptes et cesse d'exister. (S4)
|
Notes: |
Le mot "fabrique" désigne, avant la loi de
séparation de l'église et de l'état, tantôt l'ensemble des biens
affectés à l'entretien du culte catholique, tantôt le corps spécial
chargé de l'administration de ces biens. Les membres de ce corps
s'appellent "fabriciens" ou "fabriciers" ou "marguilliers". Les
fabriques sont supprimées par la loi du 9 décembre 1905 et
remplacées par des associations privées de fidèles.
|
|
Le marguillier ou le fabricien est celui qui a le
soin de tout ce qui regarde la fabrique et l'oeuvre d'une paroisse
ou les affaires d'une confrérie.
Primitivement, le gardien du matricule (registre des personnes qui
recevaient les aumônes de l'Eglise).
Les marguilliers appartenaient au clergé. Ils servaient d'aide au
sacristain, nommaient et révoquaient les chantres, les bedeaux,...
|
|
L'administration temporelle, c'est à dire
matérielle, de la paroisse relève des habitants. La fabrique,
c'est le temporel de la paroisse, les biens et les revenus affectés
à l'entretien d'une église paroissiale. Mais le terme désigne aussi
l'organisme chargé de le gérer. Celui-ci est constitué d'une ou
plusieurs personnes élues par l'assemblée des paroissiens, nommés
marguilliers ou fabriciens. Souvent le marguillier fait
fonction de syndic (le représentant des habitants, aussi appelé
consul, échevin, jurat) ou d'associé au syndic. Il est élu pour un
an, comme le syndic et souvent en même temps que lui. C'est souvent
un notable, à cause des devoirs d'assistance incombant à la paroisse
et des risques encourus. Les marguilliers rendaient leurs comptes à
leur sortie de charge.
La fabrique percevait des recettes pour
l'entretien de l'église et les frais de culte. Ses biens, considérés
comme biens de l'église, étaient inaliénables. Ses revenus
provenaient de "biens extérieurs" (par exemple des maisons ou des
terres affermées, cens en argent ou en nature, rentes issues de
donations), ou de "biens intérieurs" tels que casuel, quêtes ou
offrandes, location de bancs, utilisation des cloches, tentures et
ornements. Les marguilliers assuraient les dépenses, et c'était la
fabrique qui réglait le tarif des bancs, le balayage, le service des
inhumations, la nomination d'un commissaire des pauvres. Dans les
villes, le temporel pouvait être considérable. |